Les autorités haïtiennes et les leaders de l'opposition n'ont pas bougé d'un pouce après les rencontres avec les membres de la délégation de haut niveau de l'Organisation des Etats Américains (OEA).

Si l'Exécutif salue les recommandations de l'OEA, l'Opposition les rejètes comme inadaptée à la conjoncture.

Le secrétaire générale de la Fusion des Sociodémocrates, Rosemond Pradel, affirme que les leaders de l'opposition ont expliqué aux diplomates de l'OEA qu'il est impossible de négocier avec le président Jovenel Moïse. Il assure que les tentatives précédentes s'étaient soldées par des échecs. Commentant les recommandations de l'OEA, M. Pradel a soutenu que le chef de l'état peut essayer de former un gouvernement pour voir s'il parviendra ainsi à résoudre la crise.

Dans le même temps il a admis que les dirigeants de l'Opposition ne sont toujours pas parvenus à un accord sur la transition dans l'éventualité d'une démission du chef de l'état.

De son coté M. Jude Charles Faustin, conseiller du chef de l'état a fait valoir que les recommandations de la mission de l'OEA s'inscrivent dans la logique de l'organisation respectueuse de l'état de droit.

Interrogé sur la situation du pays qui n'est pas gouverné, M. Faustin a admis le fait soulignant toutefois que le chef de l'état s'est « gardé d' appréhender des opposants ».

En ce qui a trait à l'implication d'experts internationaux dans la vérification du rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), M. Faustin assure que cette une bonne décision. Il rappelle que plusieurs experts haïtiens ont alerté sur les nombreuses failles du rapport sur la gestion des fonds Pétrocaribe. De plus l'ex député fait remarquer que la CSCCA est également épinglé dans son rapport.

LLM / radio Métropole Haïti