Le Conseil Electoral Provisoire et l'Exécutif ne donnent aucun signe de vie à propos du processus électoral depuis leur rencontre de vendredi, mis à part l'intervention du Premier Ministre sur la période que pourrait durer l'évaluation (entre 6 à 8 semaines ou mois). Mais rien depuis, sur les élections.

Au niveau du Conseil Electoral, c'est le silence le plus total. Aucun conseiller ne veut se prononcer sur la tenue des prochaines élections législatives et leur agenda. D'ailleurs, l'institution électoral n'a même pas condamné l'lincendie, qui serait d'origine criminelle, de la résidence du président du BED de la Grand'Anse, mardi, alors que le processus d'inscription des électeurs devrait débuter à Anse d'Hainault.

Au niveau de la Présidence, les responsables sont également silencieux sur la question électorale, alors que la pression de la communauté internationale pour la réalisation d'élections au plus tôt, se fait de plus en plus forte, surtout avec la dégradation de la situation socio-politique. Le gouvernement américain est allé même, à mettre en cause la volonté du Président Préval de tenir des élections rapides et brandit de plus en plus la menace des sanctions.