Une séance en Assemblée nationale pour l'ouverture de la deuxième session ordinaire de cette année législative s'est déroulée hier sur fond de tension politique.

La séance a été retardée par l'intrusion des députés Lavalas dans l'espace réservé au bureau de l'assemblée nationale. Les députés Printemps Bellizaire, Sinal Bertrand, Roger Milien et Joseph Manes Louis avaient exigé que leur demande de mise en accusation du chef de l'état soit inscrit à l'ordre du jour de la prochaine séance plénière.

Après plusieurs heures de négociations les 4 députés Lavalas ont obtenu gain de cause puisqu'une entente avec les présidents des blocs politiques à été paraphée.

Une séance à la cloche de bois sans discours du président de l'assemblée nationale, Carl Murat Cantave. Les membres du bureau redoutaient que le fragile quorum de 67 députés et 21 sénateurs ne soit infirmé.

Le président de la chambre des députés, Gary Bodeau, a assuré que la demande de mise en accusation sera débattue lors de la prochaine conférence des présidents, instance en chargée de la préparation de l'ordre du jour des séances plénières. Aucun sujet n'est tabou, la crise n'est plus dans la rue elle est dans les institutions, a dit M. Bodeau expliquant qu'une première tentative de débattre de la mise en accusation avait échoué par manque de quorum.

LLM / radio Métropole Haiti