La Sous-secrétaire adjointe principale (PDAS) au Bureau des affaires de l'hémisphère occidental du Département d'Etat américain, Julie Chung, a bouclé hier une mission de 48 heures à Port-au-Prince. L'Officiel américain a soutenu que les « États-Unis restaient attachés à la démocratie et a renforcé que la recherche de solutions à l'impasse politique et socio-économique actuelle en Haïti devait être un processus dirigé par les Haïtiens ».

L'administration Américaine est préoccupée par le retard dans la formation du gouvernement. Mme Chung a eu des réunions de travail avec les officiels et les leaders de l'opposition. « Mme Chung a rencontré le Président Jovenel Moïse, le président du Sénat Carl Murat Cantave, le président de la Chambre des députés Gary Bodeau et des représentants de partis politiques et de la société civile haïtiens afin de mieux comprendre les défis à relever pour former un gouvernement, ainsi que les obstacles à l'avancement du dialogue national. Elle a également exprimé l'inquiétude du gouvernement des États-Unis quant à la manière dont la corruption et l'impunité ont fortement entravé les objectifs de développement d'Haïti, et a réitéré l'importance de voter des lois pour lutter contre la corruption et la nécessité de mettre en place un pouvoir judiciaire indépendant pour enquêter et poursuivre ceux impliqués dans des actes de corruption ».

Selon la représentation diplomatique américaine PDAS Chung s'est entretenue avec des dirigeants de la société civile et du secteur privé sur les moyens pouvant aider à rétablir la stabilité micro et macro-économique d'Haïti en vue de satisfaire les besoins fondamentaux de tous les Haïtiens.

Par ailleurs Mme Chung a participé, en compagnie du chef de la Police, Michel-Ange Gédéon, à une table ronde avec l'unité de police communautaire pour mieux s'enquérir de la manière dont la PNH s'attaquait au problème de la violence croissante des gangs. PDAS Chung a poursuivi sa discussion avec des jeunes qui ont exposé leurs points de vue sur le problème de la violence des gangs, et sur de possibles solutions pour encourager les plus jeunes générations d'Haïti à s'engager.

LLM / radio Métropole Haïti