L'ambassadeur des Etats Unis à Port-au-Prince, Michele Sison a réitéré hier son appel au dialogue entre les acteurs politiques haïtiens. Dans son allocution a l'occasion du 243 eme anniversaire de l'indépendance des Etats Unis, Mme Sison a insisté sur l'importance du dialogue pour sortir de l crise sociopolitique.

Se référant à l'action de Frederick Douglass, éminent auteur et abolitionniste américain, qui fut ambassadeur des Etats Unis en Haïti de 1889 à 1891, Mme Sison a fait valoir que le dialogue est incontournable dans la recherche d'une solution à la crise. « Frederick Douglass avait les mêmes préoccupations il y a 126 ans que nombre d'entre nous aujourd'hui ? L'instabilité, l'insécurité et leur impact sur l'éducation et l'économie sont des préoccupations que nous partageons tous aujourd'hui». « Lorsque ses collègues abolitionnistes ont critiqué sa volonté de dialoguer avec les propriétaires d'esclaves, il a répondu: « Je m'unirais avec n'importe qui pour faire le bien et avec personne pour faire le mal » C'est-à-dire, il était prêt à s'asseoir autour de la table avec n'importe qui, et à dialoguer pour préserver le bien commun.

« Ceci est un message qui nous est lancé à tous par l'éminent Frederick Douglass: la nécessité d'engager un dialogue de bonne foi afin de préserver le bien commun ».

Selon la diplomate américaine en trouvant un terrain d'entente commun et fructueux par le dialogue, « nous espérons voir partout dans le monde, et ici en Haïti, que ceux qui ont des opinions divergentes puissent unir leurs forces et travailler ensemble pour le bien commun ».

« Nous, les américains, nous avons une dette considérable envers Haïti dans la lutte pour notre liberté. Et le bel hymne national haïtien : la chanson de Dessalines exhorte «Pour le pays, pour les ancêtres – Marchons unis, marchons unis» En effet – “marchons unis,” pour le bien commun ! Pour moi, cela signifie rechercher un dialogue authentique et en toute bonne volonté, afin d'offrir au peuple haïtien, et surtout aux jeunes, l'accès à l'éducation et aux soins de santé, la stabilité, la sécurité, et aux opportunités économiques. Car, comme le dit aussi la Dessalinienne, « Formons des fils libres, forts et prospères. ».

LLM / radio Métropole Haïti