Le directeur de l'Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) , le major David Bazile, affirme que le principal organisme de lutte contre la corruption ne peut intervenir dans l'affaire Pétrocaribe. La marge de manoeuvre de l'ULCC est très réduite en ce qui a trait au plus grand scandale financier d'Haiti.

Seule une requête du juge instructeur, dans le cadre d'une commission rogatoire, peut remettre l'ULCC en selle dans ce dossier. Le major Bazile laisse entendre que ces contraintes sont liées aux dispositions légales régissant le fonctionnement de cette institution.

L'ULCC peut se saisir automatiquement d'un dossier lorsqu'il y scandale et clameur publique. Cependant lors du scandale sur Pétrocaribe le dossier était déjà pris en charge par le Parlement. L'assemblée des sénateurs avait décidé de faire appel à l'expertise de la Cour des Comptes mettant l'ULCC hors jeu.

M. Bazile souhaite une législation nouvelle contre la corruption qui accorde plus de marge de manoeuvres à l'ULCC. L'organisme n'a aucun contrôle sur un dossier de dénonciation soumis à un juge instructeur.

Il explique que l'incapacité d'intervenir sur l'affaire Pétrocaribe n'est pas motivée par des positions partisanes. M. Bazile, ancien ministre de l'intérieur sous l'administration de Michel Martelly, assure qu'il n'est pas personnellement mis en cause dans le scandale financier résultant de la dilapidation des fonds octroyés dans le cadre d'un accord financier avec le Vénézuela.

Il donne la garantie qu'il continuera de s'acquitter de sa tache conformément aux prescrits légaux.

LLM / radio Métropole Haïti