C'est une véritable audience que les députés interpellateurs réclament à l'occasion de la séance plénière consacrée à l'analyse de la demande de mise en accusation du chef de l'état, Jovenel Moïse. Les députés de l'opposition, qui ont formulé la demande de mise en accusation, pressent le président du bureau de convoquer plusieurs officiels et hauts fonctionnaires, ainsi que des citoyens anciens officiels ou fonctionnaires. Ils devront témoigner lors de la séance spéciale du 7 aout 2019.

Le député Abel Descolines explique que l'idée n'est pas de réaliser l'instruction du dossier mais plutôt de permettre l'audition de ces personnes à titre informatif.

Le député Joseph Manes Louis soutient qu'aucun texte de loi n'interdit à la chambre des députés d'inviter ces personnalités lors d'une séance spéciale.

Le député Jean Marcel Lumérant fait remarquer qu'il n'y a aucune forme sacramentelle pour la tenue de cette séance.

Les députés de l'Opposition réclament la présence entre autres de l'ex Premier Ministre Jean Henry Céant, de plusieurs ministres démissionnaires, dont ceux de la justice, Jean Roudy Aly, des affaires étrangères, Edmond Bochit et de l'intérieur, Jean Mary Reynaldo Brunet, du chef de la Police, Michel Ange Gédéon, du président du CEP, Léopold Berlanger, du président de la Cour de Cassation, René Sylvestre et du chef du Parquet de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard.

En réaction un des députés de la majorité, Jean Marie Florestal, s'est insurgé contre la démarche de ses collègues de l'opposition. Il souligne que seuls les ministres légitimes ont leur entrée au Parlement.

Il exhorte les députés accusateurs à apporter des argumentaires pour convaincre de la justesse de leur démarche.

Plus de 80 députés doivent voter en faveur de la demande de mise en accusation pour qu'elle soit approuvée.

LLM / radio Métropole Haïti