Aucun cas de violation de la constitution n'a été débattu lors de la séance de la chambre des députés consacrée à l'analyse de la demande de mise en accusation du chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse. Les députés, ayant pris l'initiative de la séance, ont refusé de donner lecture des motifs de la mise en accusation arguant de l'absence de 33 documents constituant les preuves des violations de la constitution.

Le député Sinal Bertrand a fait valoir qu'ils n'ont pas en leur possession les documents officiels pouvant prouver ces violations. Il a expliqué qu'ils n'ont pas obtenu les pièces parce que le président de la chambre basse n'avait pas adressé les correspondances nécessaires aux membres du gouvernement et aux officiels. La séance ne peut être réalisé sans ces documents, a t-il précisé.

Les députés de la majorité ont crié au scandale. Il revient aux députés dénonciateurs de fournir la preuve des violations de la Constitution, a dit le député Willere Jean.

Le députe Patrick Norzéus s'est dit déçu de la stratégie dilatoire des députés demandeurs de l'accusation. Ils ont insisté pendant 5 mois pour avoir la séance mais ils ne sont pas prêts, a regretté M. Norzéus.

D'autres élus ont qualifié la démarche de fantaisiste et cavalière.

Les députés de l'opposition ont sollicité la suspension de la séance pour que les pièces leur soit communiqué.

Les 16 députés ont défilé à la tribune pour reprendre les mêmes argumentaires à partir des règlements intérieurs.

Des députés de la majorité, dont Jean Mary Florestal, ont fait valoir qu'il fallait au préalable former une commission d'enquête devant obtenir les documents en question.

LLM / radio Métropole Haïti