Les députés de l'Opposition ont une fois de plus réussi à imposer leur loi à la chambre des députés. Lors de la séance d'hier consacrée à l'analyse de la demande de mise en accusation du chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, les 16 députés de l'opposition ont bénéficié de l'appui implicite de plusieurs autres élus.

Ils ont eu recours à leurs mégaphones et vouvouzela pour empêcher la poursuite de la séance. Ils avaient lors de leurs interventions indiqué clairement qu'ils empêcheraient le débat si la séance n'était pas suspendue.

Les députés de la minorité ont eu gain de cause en contraignant le président de la chambre basse, Gary Bodeau, à reporter la séance.

Les députés de la majorité, au nombre de 62, selon le président du bloc, Jean Wilson Hypolithe, n'ont pas pu prendre connaissance solennellement des motifs de la demande de mise en accusation.

Le président de la chambre des députés n'a fixé aucune date pour la poursuite de la séance plénière. Il a fait valoir qu'il faut évaluer les possibilités se répondre à la requête des députés de l'opposition.

Les députés de la majorité accusent leurs collègues de l'opposition d'engager une stratégie dilatoires. Ils assurent que ces élus en réalité n'ont en leur possession aucun fait assimilable à une violation de la constitution.

De leur cotés les députés à l'initiative de la séance expliquent qu'ils ont sollicité les documents pour l'édification de l'assemblée.

LLM / radio Métropole Haïti