Un climat de suspicion et de dénonciation règne entre les sénateurs de l'opposition et ceux proches du pouvoir. Les dénonciations et accusations se multiplient et contribuent à alimenter la crise politique.

Le sénateur Jacques Sauveur Jean a critiqué, dans les médias, le refus de son collègue Sorel Jacinthe de payer une dette de 250 000 gourdes contractée lors de l'acquisition de 1 000 sachets de riz. Cela fait plus de 9 fois, regrette M. Jean.

De son coté le sénateur Jacinthe soutient que la dette devrait être payée par le sénateur Joseph Lambert, à l'époque président du Sénat.

Il accuse le sénateur Jean de n'avoir pas payé le loyer de sa maison depuis plus de 30 mois.

Les deux sénateurs rejettent les accusations et formulent de nouvelles. M. Jean assure avoir versé régulièrement les frais de location de la résidence à Port-au-Prince accordés par le Sénat. Il se dit en colère contre les accusations gratuites de M. Jacinthe qui ont poussé des individus à attenter à sa vie.

Pour sa part le sénateur Lambert confirme qu'il n'avait pas honorer les dettes contractées pour son collègue Jacinthe. Il promet de résoudre ce problème appelant à des discussions sur les problèmes réels de la nation.

Par ailleurs des sénateurs affirment que leurs vies étaient en danger lors de la manifestation des partisans de l'opposition contre la séance de ratification de la politique générale du Premier Ministre.

Des sénateurs de l'opposition se plaignent également de l'ambiance délétère au grand corps. Le sénateur Antonio Chéramy révèle que son bureau a été saccagé et qu'il y a retrouvé un grand nombre d'abeilles morts.

LLM / radio Métropole Haïti