L'appel à la trêve du chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse n'a provoqué qu'une intensification de la mobilisation des manifestants dans les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. De nouvelles barricades ont été érigées ce qui a contribué à intensifier la paralysie des activités dans les divers secteurs.

Les rues étaient désertes en raison de l'impossibilité pour les véhicules de transport en commun de circuler. Deux semaines après le début de la contestation sur fond de crise de carburant les manifestations ont désormais un fond politique.

L'un des principaux leaders de l'organisation secteur démocratique et populaire, M. André Michel, rejette l'appel au dialogue en vue de la formation d'un gouvernement de consensus. Il souligne que la solution de la crise passe inévitablement par la démission de M. Moïse.

M. Michel exhorte les autorités américaines et les membres influents du secteur privé à lâcher le président Moïse.

La quasi totalité des leaders de l'opposition rejettent le dialogue proposé par le président Moïse dans son adresse à la nation du 24 septembre 2019. Certains expriment une méfiance estimant que le chef de l'état ne cherche qu'à tirer son épingle du jeu.

M. Michel croit que M. Moïse ne pourra plus remonter la pente. Il appelle à une intensification de la contestation dans les rues pour forcer le chef de l'état à démissionner. Aujourd'hui une station à essence a été incendiée à Delmas 17 dans le cadre des manifestations de réponse au chef de l'état.

LLM / radio Métropole Haïti