La capitale haïtienne offre l'aspect d'une ville assiégée après trois semaines de peyi lòk. Les appels se multiplient en vue de la création d'un couloir humanitaire pour afin d'éviter une forte détérioration des conditions de vies des habitants. Les hôpitaux et les stations de distribution d'eau potable ne disposent plus de carburant pour continuer à fonctionner normalement.

Le docteur Franck geneus, président de l'association des hôpitaux, réclame un couloir humanitaire et appelle les deux parties en conflit à protéger les ambulances et les hôpitaux.

Il plaide pour la mise en place dans le meilleur délai des plans pour l'approvisionnement en essence des hôpitaux, le transport des malades et l'approvisionnement en intrants médicaux.

De plus il insiste sur la nécessité d'accorder un support financier aux hôpitaux qui sont pratiquement décapitalisés.

De plus de nombreux quartiers sont déjà confrontés à une pénurie d'eau. Le directeur de la Dinepa, Guyto Édouard, prévient que les sous stations de pompage ne pourront plus fonctionner si le carburant n'est pas livré rapidement. Chaque 15 jours les sous stations consomment 18 000 galons de carburant.

Outre le carburant le blocage des routes empêche l'acheminement d'intrant tels le chlore pour le traitement de l'eau.

LLM / radio Métropole Haïti