Les résidents de la région métropolitaine de Port-au-Prince sont confrontés à une situation de siège. Il s'agit d'un siège interne puisque les produits alimentaires ne peuvent être acheminés dans les marchés publics, le carburant ne peut être distribué aux stations à essence, les hôpitaux ne peuvent fonctionner normalement et le transport en commun des passagers est paralysé.

Les prix des produits ont enregistré une nouvelle hausse après les trois semaines de blocage des axes routiers. La grande marmite de haricot noir a atteint 500 gourdes dans les marchés de Carrefour.

Le blocage des routes provoque la fermeture des stations à essence entraînant une pénurie. Il est vrai que les barricades constituent le principal obstacle à la reprise des activités économiques.

Ce lundi les manifestants ont arpenté les divers artères de Delmas et Pétion ville en criant leur colère contre le gouvernement.

Les forces de l'ordre sont intervenues en plusieurs occasions pour disperser les manifestants.

Les résidents de la capitale sont confrontés à une pénurie d'eau potable. De nombreux citoyens munis de leur galons jaune effectuent de longs parcours pour acheter de l'eau.

Dans le même temps les prix des sachets d'eau osmosée ont enregistré une hausse. Il faut maintenant 10 gourdes pour 3 sachets dans certains quartiers.

En outre le pain fait défaut. Des boulangeries sont confrontées à une rupture du stock de farine de blé.

LLM / radio Métropole Haïti