L'ambassadeur d'Haiti aux Nations Unies, Patrick Saint Hilaire, insiste pour que l'ONU continue d'examiner « de manière globale » les principaux déterminants de la crise haïtienne, afin de contribuer à la mise en œuvre de solutions durables. Or, a-t-il constaté, « les moyens mis en place ne sont pas encore à la dimension des défis à relever ».

Pour le représentant, il est important que l'ONU redouble d'efforts dans le cadre des priorités définies par les autorités nationales, et que ses actions s'articulent autour des trois piliers que sont la paix et la sécurité, les droits de l'homme et le développement durable.

M. Saint-Hilaire a assuré que le Président haïtien avait pleinement conscience de la délicate situation politique du pays et de ses conséquences néfastes sur tous les aspects de la vie quotidienne, d'où, a-t-il dit, la nécessité d'un véritable dialogue national. « C'est par le dialogue, et pas autrement, que nous pourrons surmonter la crise actuelle », a-t-il insisté.

En ce qui a trait à la sécurité, le représentant a abondé dans le sens du Secrétaire général en déclarant que les forces de l'ordre, pour réduire la violence communautaire, avaient besoin d'une formation continue, de ressources suffisantes et d'équipements adaptés afin de protéger et de servir « toutes les couches de la population haïtienne ».

D'autre part, il a indiqué que le peuple et le Gouvernement haïtien espéraient que l'accompagnement « responsable » des Nations Unies pour lutter contre le choléra se poursuivrait, avec les niveaux de ressources nécessaires, au-delà de la fermeture de la MINUJUSTH.

M. Saint-Hilaire a par ailleurs salué la qualité du travail accompli par le Groupe consultatif ad hoc de l'ECOSOC sur Haïti et souhaité qu'il collabore avec le nouveau Bureau intégré, la question du développement à long terme se posant « dans toute son acuité ». Il a conclu en appelant les Haïtiens du pays et de l'étranger à rechercher ensemble, dans le cadre d'un dialogue authentique, des solutions salutaires et pérennes aux problèmes « qui compromettent la stabilité politique, économique, sociale et environnementale de notre pays, jadis Perle des Antilles ».

LLM / radio Métropole Haïti