Apres la Banque Mondiale qui en juin, dans son rapport avait prévu un taux de croissance de 0.4 pour Haïti, le Fonds Monétaire International, lui, envisage un taux de 0.1%, le pire score du pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

La croissance économique d'Haïti a donc chuté, perdant ainsi 1.4% par rapport aux chiffres de 2018, soit 1.5.

Dans ce document présenté ce mardi par le FMI baptisé World Economic Outlook, Perspectives économiques Mondiales, l'organisation de Bretton Woods estime que pour les 5 prochaines années, l'économie haïtienne ne va pas connaitre de grandes accélérations pour ne pas dire qu'elle va stagner passant à 1.2 en 2020 et à 1.5 en 2024.

Tout ceci arrive à un moment ou les pays avancés connaissent des difficultés. La crise dans certaines zones affecte l'économie mondiale. Le FMI parle d'un ralentissement synchronisé. Contrairement aux prévisions d'Avril dernier, le taux de croissance mondiale sera de seulement 3% cette année, un recul sévère par rapport aux 3,8 obtenus en 2017. Alors ce résultat, faut le dire n'est pas une fatalité, c'est la conséquence directe de certains phénomènes, on peut citer les tensions commerciales qui existent entre plusieurs pays, l'incertitude accrue qui entoure les échanges commerciaux et la situation géopolitique.

En effet, si on veut être plus concret, la crise entre les Etats Unis et la Chine, selon des estimations, aurait pu entraîner une réduction cumulée du niveau du PIB mondial de 0,8 % d'ici à 2020, si des mesures n'avaient pas été adoptées rapidement. Aux États-Unis, l'incertitude liée au commerce a eu des effets négatifs sur l'investissement, mais l'emploi et la consommation demeurent solides, stimulés également par des mesures de relance.

Pareil pour la zone euro, la croissance a été révisée à la baisse en raison de la faiblesse des exportations, tandis que l'incertitude liée au Brexit continue de peser sur la croissance au Royaume-Uni. Certaines des révisions à la baisse les plus marquées concernent les pays avancés d'Asie, qui sont particulièrement exposés au ralentissement de la croissance en Chine et aux répercussions des tensions commerciales entre ce pays et les États-Unis.

Le Fonds Monétaire International a quand même souligné, peut être comme point positif, un assouplissement dans la politique monétaire des pays avancés. L'absence de tensions inflationnistes a conduit les grandes banques centrales à prendre des mesures préventives pour réduire les risques de ralentissement de la croissance et empêcher le désencrage des anticipations inflationnistes, ce qui favorise des conditions financières avantageuses. Le FMI estime que, sans cette relance monétaire, la croissance mondiale serait inférieure de 0,5 point de pourcentage en 2019 et en 2020.

LG/Métropole Haiti