Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, se dit conscient de la crise profonde qui touche Haiti. Tout en faisant état d'efforts des institutions publiques pour ramener un climat de paix, M. Moïse plaide pour que cette crise serve d'opportunité pour la nation. Nous sommes à ce carrefour, a dit M. Moïse réitérant son appel à tout mettre en oeuvre pour changer le système.

Il faut de la sagesse et du dépassement de soi pour rechercher les solutions à cette crise, a dit le chef de l'état lors d'une interview accordée à la correspondante de RFI à Port-au-Prince, Amélie Baron.

En ce qui a trait à la situation économique, M. Moïse s'est une nouvelle fois plaint de l'absence de gouvernement qui empêche la concrétisation de l'aide internationale.

Le Premier Ministre Céant avait été censuré par la majorité présidentielle à la chambre basse. Interrogé sur ce dossier le président Moïse s'est défendu en assurant qu'il n'impose pas sa volonté aux parlementaires.

Dans le cadre des actions urgentes pour favoriser la reprise des activités le chef de l'état n'a pas fait de grandes annonces. Il attire l'attention sur les efforts des autorités pour rétablir l'ordre dans la région de l'Arcahaïe, contrôlée par des groupes armés.

Les forces de police ne comptent que 20 000 membres, rappelle M. Moïse insistant sur la nécessité de réformes en profondeur dans le pays.

En ce qui a trait au dossier Pétrocaribe, le président Moïse s'interroge sur la capacité des institutions à remplir leur mission. Toutefois il assure qu'il respecte les lois de son pays.

LLM / radio Métropole Haïti