Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, n'envisage nullement de démissionner. Le président justifie sa position par la nécessité d'éviter un chaos que provoquerait les gangs en cas de vacance de l'exécutif.

Au contraire le chef de l'état appelle l'opposition à un dialogue assurant qu'une solution exclusive sera néfaste pour la nation. S'il n'étend pas démissionner, le président Moïse a laissé entendre qu'il n'est pas accroché à un mandat mais à des réformes.

Il considère la grave crise actuelle comme une opportunité de réaliser des réformes pouvant permettre d'améliorer les conditions de vies des couches vulnérables de la population. Il soutient qu'en dépit de la détérioration de la situation il n'est pas trop tard pour bien faire c'est-a-dire lancer les réformes.

Interrogé sur le refus des organisations les plus représentatives de répondre à son appel au dialogue, M. Moïse a fait remarquer que ces groupes défendent également leur intérêts. Il assure qu'il n'est pas seul puisque l'opposition fait feu de tous bois pour le renverser depuis 18 mois. Moïse croit bénéficier de l'appui du peuple qui souligne t-il l'avait porté à la magistrature suprême de l'état par le biais des élections.

Il réitère toutefois son appel au dialogue en vue d'un accord politique préalable à la formation d'un gouvernement d'union nationale.

LLM / radio Métropole Haïti