Durant tout le weekend, la route de Delmas, ‘'qui était paralysée '' tout au long de la semaine, était ouverte à la circulation.

Cette grande route qui donnait jusqu'ici un air de fin du monde, a été nettoyée, dénuée de ses gigantesques barricades.

Tout ou presque fonctionnait comme si l'opposition radicale avait mis bas les armes. C'est pourtant bien faux !

Il était 2 heures 30 environs quand Me André Michel a annoncé, hier dimanche, la tenue à 3 heures, d'une conférence de presse.

Et au cours de cette conférence, les radicaux ont fait part d'un autre calendrier de mobilisation anti-gouvernementale qui s'étend sur nouvelle semaine.

En effet, ce lundi quatre novembre marque la huitième semaine depuis que les rues de Port-au-Prince et ses environs grondent. Huitième semaine, depuis que des villes de province qui ne sont pas en reste, subissent la colère des protestataires anti-Jovenel.

Préoccupée par la crise aigue et multiforme qui sévit en Haïti, la communauté internationale, les Etats-Unis notamment, sort ses griffes timidement.

De ses notes, l'ambassade américaine en Haïti ne rappelle presque plus que Jovenel Moïse est détenteur d'un mandat démocratique de cinq ans.

Il est plutôt question des Etats-Unis qui se disent aux cotés du peuple, au respect de ses droits et appellent au dialogue. Jovenel Moïse doit-il craindre d'être bientôt lâché par ce pays en qui on voit un allié sur et sa seule force ?

Dans une déclaration faite sur La Voix de l'Amérique, un sous-secrétaire d'État, Jon Pichowskie, a réclamé des acteurs haïtiens, au nom de son pays, la mise en place très vite d'un gouvernement fonctionnel. C'est sans compter sur l'aile dure de l'opposition qui ne jure que par le départ anticipé de Jovenel Moïse qui, à l'évidence, n'arrive toujours pas à diriger.

GEA/Radio Métropole Haïti