L'Alternative consensuelle, l'aile dure de l'opposition a présenté le week -end dernier, un nouveau calendrier de mobilisation antigouvernementale qui s'étend sur une semaine.

Le professeur Michel Soukar prévient que l'opposition ne bénéficiera pas de l'appui de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, au cas où elle s'accaparerait du pouvoir.

Dénonçant les méthodes, qu'il qualifie de terroristes, auxquelles les opposants s'adonnent pour contraindre Jovenel Moïse à la démission, l'historien estime que la crise actuelle est la conséquence de deux folies qui s'affrontent.

La paralysie totale des activités, phénomène communément appelé ‘'Pays Lock'', est une méthode dont les conséquences sont catastrophiques pour le pays, à tous les niveaux, de l'avis d'Ashley Laraque.

Accusant les opposants au pouvoir de détruire le pays en laissant libre cours à la barbarie, le citoyen engagé s'interroge déjà sur leur capacité réelle à le reconstruire, au cas où ils arriveraient à prendre le pouvoir.

De son coté le professeur Auguste Demeza croit qu'il s'avère nécessaire aujourd'hui plus que jamais que l'opposition accepte la main tendue de Jovenel Moïse.

Pour avoir occasionné la paralysie des activités dans le pays durant environ huit semaines, sans être parvenus au résultat escompté (la démission du président de la République), l'homme politique estime que les opposants font du surplace.

Auguste Demeza croit, dans le contexte actuel, que le dialogue sera beaucoup plus favorable à l'opposition qu'à Jovenel Moïse.

EJ/Radio Métropole Haïti