Le juriste Samuel Madistn qualifie de dérives les manifestations de policiers réclamant de meilleures conditions de travail. Il fait remarquer que les règlements intérieures de la PNH interdisent les négociations collectives dans le cadre de syndicats.

Ces règlements sont conformes aux conventions internationales qui autorisent les États à imposer des restrictions ou interdictions sur l'exercice de ces droits au sein des forces militaires et de police.

L'ex sénateur souligne que le droit de se regrouper en syndicat et de grève peut être néfastes pour la souveraineté nationale et la sécurité publique.

M. Madistin, ancien président de la commission justice de la chambre des députés, rappelle que les règlements de la PNH ont été élaborés sur le modèle français. Il juge que le non respect de la discipline au sein de l'institution peut conduire à une montée en force des groupes maffieux au sein de la PNH.

De plus il exhorte les policiers à attendre le vote d'une loi réglementant le droit de former un syndicat. Meme s'il se dit favorable à l'amélioration des conditions de travail des policiers, le juriste insiste sur la nécessité de protéger l'institution et d'éviter une éventuelle démobilisation.

De l'avis de M. Madistin les policiers doivent faire passer leurs revendications personnelles par le biais de leurs supérieurs hiérarchiques. Il souligne que les forces de l'ordre ne peuvent entrer en grève mais doivent garantir l'exercice des droits humains pour l'ensemble de la population .

LLM / radio Métropole Haïti