L'UNICEF et l'UNESCO exhortent les institutions étatiques haïtiennes ainsi que tous les acteurs politiques, sociaux et économiques à travailler ensemble pour permettre la reprise immédiate des activités normales de toutes les écoles publiques et privées en Haïti, pour la continuité de l'éducation de tous les enfants.

Selon le Ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), 70% des écoles du pays sont fermées, ce qui signifie que plus de trois millions d'enfants n'ont pas pu commencer ou poursuivre leur éducation. 50 jours de cours sur un total de 189 jours prévus ont déjà été perdus, créant ainsi un déficit énorme d'apprentissage pour les élèves et les étudiants.

Selon l'article 28 de la Convention relative aux droits de l'enfant, chaque enfant a droit à une éducation primaire gratuite, et un accès à l'éducation secondaire et supérieure. Le droit à l'éducation est fondamental et doit rester inviolable même en temps d'instabilité. L'école, les écoliers, l'université, les enseignants et les parents doivent en tout temps être protégés afin que l'éducation des enfants continue.

L'éducation est un droit qui ouvre la voie à l'exercice d'autres droits et c'est l'un des outils les plus puissants qui permet aux enfants et aux adultes exclus et marginalisés sur le plan social et économique de s'affranchir de la pauvreté et de participer pleinement à la société, précisent l'Unicef et l'Unesco.

Les millions d'enfants déscolarisés pendant la crise viennent s'ajouter au nombre déjà élevé de 500.000 enfants âgés de 5 à 18 ans en dehors du système scolaire.

LLM / radio Métropole Haïti