Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, appelle à l'éradication de toutes les formes de violences faites aux femmes et au respect de la convention sur les droits de femmes. Il insiste sur la nécessité pour que les autorités judiciaires agissent efficacement contre les agresseurs.

Dans son intervention lors de la cérémonie officielle marquant la journée contre la violence faite aux femmes, le président Moïse a condamné les violences subies par de nombreuses femmes pendant la période de trouble politique. Se disant préoccupé par la triste réalité de la violence faite aux femmes le président haïtien a soutenu que la violence est une violation de la dignité humaine.

Selon les statistiques 12% de la population féminine sont victimes de violence. Dans 58% des cas l'agresseur est le conjoint, le partenaire sentimental ou un membre de l'entourage.

Ces chiffres sont alarmants, juge le chef de l'état déplorant que la violence soit la première réponse dans les relations interpersonnelles. Les violences sexuelles faites aux femmes constituent l'une des plus grandes entraves à la croissance économique et à l'amélioration de l'indice de développement humain.

Il appelle à la mobilisation de tous les secteurs de la société afin de s'opposer à ces violences qui constituent un frein a l'atteinte des objectifs de développement durable.

Il a également exhorté les acteurs à s'engager pour le rétablissement de la paix, de la concorde et de la sécurité dans le pays. Le chef de l'état a remercié les dirigeants des organisations de la société civile impliqués dans la prise en charge des femmes et filles.

Encourageant les victimes à porter plainte le chef de l'état a assuré que son administration oeuvre en vue de parvenir à l'éradication de la violence faite aux femmes.

LLM / radio Métropole Haïti