10 ans après le violent séisme les abris provisoires sont pratiquement définitifs. Les autorités haïtiennes n'ont fourni aucune statistique mais plusieurs milliers de victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sont toujours regroupés dans des abris provisoires.

Ces abris provisoires sont permanents puisque implantés dans l'environnement des plusieurs quartiers populeux de la région métropolitaine.

Le plus grand bidonville ou abri provisoire créé par le séisme est Canaan, au nord de la capitale. Les habitants se rappellent les circonstances difficiles de la catastrophe qui avait fait entre 200 à 300 000 morts.

Les victimes déplorent leur condition de vie et se considèrent comme abandonnés par les autorités gouvernementales. Ces citoyens font partie des couches les plus vulnérables qui n'avaient pas bénéficié des programmes de retour dans les quartiers réalisés par des organismes gouvernementaux avec l'appui des partenaires internationaux.

Ces projets avaient permis avec l'aide des autorités municipales de relocaliser plusieurs milliers de déplacés du séisme.

Les milliers d'enfants qui sont nés dans les abris provisoires, sans accès aux services sociaux de base, n'ont toujours pas fait l'expérience d'une maison confortable.

LLM / radio Métropole Haïti