34 ans après la chute du dictateur Jean Claude Duvalier des interrogations persistent sur les conséquences réelles du changement de régime. M. Victor Benoît, dirigeant politique ayant combattu la dictature des Duvalier, est satisfait de la grande victoire du 7 février 1986 mais regrette que les fruits de la démocratie ne soient pas pleinement visibles.

M. Benoît salue la mémoire de ceux qui ont peri en combattant une dictature rétrograde. Il se réjouit que le peuple haïtien ait pu réaliser l'exploit de renverser un régime si sanguinaire.

Il admet toutefois que les dirigeants politiques n'étaient pas prêts pour assumer la gouvernance de la nation. Nous n'avions pas préparer l'après 7 février, déplore M. Benoît attirant l'attention sur les réactions des partisans du régime. Il y a eu la résistance des neo-duvalieriste, argue le professeur d'histoire jugeant que ces attaques ont empêché l'instauration de la démocratie dans de bonnes conditions.

Interrogé sur les nostalgiques du régime des Duvalier, M. Benoît souligne qu'il ne faut pas confondre les réactions et la propagande des familles qui avaient bénéficié de la dictature et les revendications de ceux regrettant l'absence des dividendes de la démocratie.

Il critique vertement l'élite politique haïtienne toujours corrompue qui en dépit du changement de régime fait peu de cas des intérêts des couches défavorisées de la population.

LLM / radio Métropole Haïti