Le président Jovenel Moïse serait prêt à accepter d'écourter son mandat et de former un gouvernement avec un premier ministre de l'opposition si seulement les acteurs se mettent d'accord à travailler au plus vite sur une nouvelle constitution.

Dans une interview accordée à l'agence « Associated Press » vendredi, le chef de l'état a réaffirmé sa volonté de doter le pays d'une nouvelle loi mère qui puisse conférer plus de pouvoir à un président de la république.

Selon Jovenel Moïse, il est victime de la constitution en vigueur qui a été rédigée, selon lui, avec trop d'émotions. Ses différentes actions pour changer les conditions de vie de la population se sont heurtées a l'incompréhension des parlementaires affirment-il.

Le 57ème locataire du palais national préconise que les propositions présidentielles passent automatiquement si le Parlement ne les votent pas dans les 60 jours et que tout les mandats politiques, députés et sénateurs soient de 5 ans, pour éviter les multiples élections et leur lots de problèmes.

Le président Moïse a souhaité parallèlement que les acteurs qui se sont engagés dans des négociations politiques parviennent à un accord arguant qu'Haïti est a la croisé des chemins. Conscients qu'il ya aura toujours des intransigeants, le chef de l'état estime qu'il faut avancer sans eux, la république ne va pas mourir pour cela a-t-il déclaré au micro de l'agence « associated Press »…

EJ/Radio Métropole Haïti