Les magistrats ne decolèrent pas en raison des agressions contre 5 juges lors des manifestaétions violentes des policiers à Delmas le 9 mars 2020. Le conseiller du CSPJ, Duret Durin Junior et le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Bernard Saint Vil, figurent parmi les magistrats agressés.

L'association nationale des magistrats haitiens (Anamah) annonce un arrêt de travail de 3 jours pour protester contre ces violences.

Le président de l'Anamah, Jean Wilner Morin, insiste sur la nécessité pour que les policiers, réclamant leur droits, ne violent pas les droits des autres citoyens.

De plus dans une note le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) déplore le comportement des policiers manifestants faisant valoir qu'ils ont agi en dehors de toutes normes, ont piétiné le droit des autres en réclamant les leurs et ont fait tout simplement le contraire de leur mission.

Le CSPJ requiert des autorités, garantes de la bonne marche des institutions de la république, d'assumer leurs responsabilités et de prendre très au sérieux les taches qui leur sont assignées en cette période cruciale de notre vie de peuple. Le CSPJ exige de dilligenter célérité dans l'urgence, une enquête honnête, crédible et impartiale afin de déterminer les responsables de ces actes et de sévir contre eux au regard de la loi. Dans un état de droit la force doit se soumettre au droit et l'uniforme à la toge, conclut le CSPJ.

LLM / radio Métropole Haïti