Plusieurs leaders de la société civile haïtienne saluent la décison d'autoriser le fonctionnement du syndicat au sein de la Police. Ils déplorent toutefois une décision tardive des autorités gouvernementales.

Ces leaders de la société civile exhortent les policiers à jouir de leur droits en respectant les prescrits légaux.

M. Pierre Espérance, coordonnateur général du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) affirme qu'il s'agit d'un droit constitutionnel. Il souligne que le syndicat n'est pas au dessus de l'IGPNH, de la Direction Générale ni de la hiérarchie.

De l'avis de M Espérance il faut des enquêtes pour identifier les auteurs des violences perpétrées par les policiers. Le défenseur des droits humains a laissé entendre que le syndicat n'est pas une carte blanche aux policiers pour agir à leur guise. De plus il met en garde contre l'implication de policiers révoqués dans la mobilisation .

Par ailleurs des résidents de la zone métropolitaine critiquent les autorités qui ont contribué au pourrissement de la crise. C'est une boite de Pandore qui est ouverte puisque les autres organisations suivront l'exemple violente des policiers afin d'obtenir satisfaction de leur revendications.

LLM / radio Métropole Haïti