L'offensive contre le gang du village de Dieu a vraisemblablement été différée. Après l'expiration de l'ultimatum le ministre de la justice, Lucmane Delille, n'a pas fait état de l'imminence d'une action des forces de l'ordre.

Quelques heures avant l'expiration du délai de 72 heures, au moins 4 blindés légers ont été retirés du bicentenaire. Les unités spécialisées ont été déployées de préférence au centre ville de Port-au-Prince où des policiers contestataires avaient lancé des attaques contre le ministère des finances et l'ONA.

Le mouvement violent des policiers du groupe Fantôme 509 aura provoqué un changement de planning des autorités policières. Des témoins rapportent que les membres du gang de village de avaient un comportement empreinte de sérénité quelques avant l'expiration du délai.

L'enquête de la police judiciaire devra préciser si le mouvement des policiers du groupe Fantôme 509 avait coïncidé fortuitement avec le déploiement des unités spécialisées contre les membres de gangs du village de Dieu.

Le porte parole de la Police, Michel Ange Louis Jeune, s'était dit surpris par la violence des policiers d'autant que les principales revendications formulées en début d'année avait été adressées par les autorités gouvernementales.

LLM / radio Métropole Haïti