Les brutalités policières à l'encontre de M. Patrick Benoît sont unanimement condamnées. Le Premier Ministre haïtien, Joseph Jouthe déplore les traitements inhumains infligés à un homme de 64 ans. Il presse le ministre de la justice à diligenter une enquête sur ce dossier.

Les avocats de M. Benoît ont raporté ce matin que le commissaire du gouvernement près le tribunal de première année instance de Port-au-Prince, Jacques Lafontant, a indiqué avoir pris des dispositions pour l'élargissement de M. Benoît. Il avait été admis a l'hôpital Bernard Mews dans la soirée.

Les avocats informent que M. Benoît avait une cote cassée, un doigt cassé et l'arcade sourcilière déchirée.

Ils dénoncent la complicité du juge titulaire du tribunal de paix de Delmas, qui a assisté au sévices corporels infligés à M. Benoît.

Ils soutiennent que M. Benoît a été tabassé pendant plus de 3 heures et maintenu à la garde à vue en dépit de ses blessures.

Les avocats ont fait valoir que l'exaequature viole une disposition de l'état d'urgence interdisant l'exécution de ces décisions de justice pendant la période de crise du corona virus.

De plus ils font état de connivence entre le juge de paix et des avocats de la partie adverse.

LLM / radio Métropole Haïti