Le Premier Ministre haïtien, Joseph Jouthe, affirme que les fonctionnaires responsables de l'introduction de noms de criminels sur la liste des graciés devront payer pour leur faute. Lorsqu'il y a erreur les fonctionnaires doivent assumer leurs responsabilités, a soutenu M. Jouthe. Il dit envisager des cas de démission ou de révocation suite à l'enquête sue le scandale de la grâce présidentielle.

Dans ce dossier le Premier Ministre déclare être sur la même longueur d'onde que l'Office du Protecteur du Citoyen. (OPC). L'affaire, qui oppose ouvertement le ministre de la justice et le Protecteur du Citoyen, a été débattue lors d'une séance de travail ce vendredi 2 juillet 2020 entre le Premier Ministre et le Protecteur.

M. Jouthe s'est evertué à faire état des bonnes relations entre le gouvernement et l'OPC. Il a révélé que l'edifice logeant l'institution a été acheté par l'état. Le gouvernement a consenti des sacrifices pour cela, explique t-il.

De son coté le Protecteur a fait valoir qu'il s'agit d'une rencontre fonctionnelle entre une institution indépendante et le gouvernement.

LLM / radio Métropole Haïti