Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, annonce la poursuite de la politique de la carotte et du bâton à l'égard des gangs. Il exhorte les membres des groupes armés à négocier leur désarmement avec la Commission Nationale de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (CNDDR). Il souligne qu'il s'agit de la meilleure option pour ces bandits. Dans le cas contraire ils se retrouveraient en prison ou tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, prévient-il.

Le président Moïse nie toute connivence avec les groupes armés. Il rappelle qu'il est natif du Trou du Nord et ne saurait avoir des connexions avec des chefs de gang de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Le président haïtien appelle les membres de la CNDDR à négocier avec les bandits regroupés au sein de la fédération des gangs dénommé G 9.

Il accuse au contraire des leaders de l'opposition d'avoir instrumentalisé les gangs lors du mouvement de contestation populaire de pays en 2019. Selon le président Moïse les membres des gangs avaient aidé à protéger les gigantesques barricades érigées dans la région métropolitaine notamment.

De l'avis du président Moïse certains de ces chefs de gang ont pris conscience de leur situation et ne veulent plus faire le jeu des politiques.

LLM / radio Métropole Haïti