Dans une correspondance datée du 31 aout et adressée aux représentants du corps diplomatique en Haïti, aux pays amis et aux institutions partenaires de la démocratie dans le pays, le ministre affirme qu'un appui est indispensable, vue la situation qui prédomine actuellement dans le pays.

Il fait valoir que le gouvernement est aux prises avec des forces « anti-démocratiques et rétrogrades » qui orchestrent selon lui, le mouvement d'insécurité qui n'a cessé de prendre de l'ampleur ces dernières semaines.

L'action des oligarques pour maintenir leur emprise sur le secteur de l'énergie, le recours à la stratégie du chaos par une frange de l'opposition et l'insécurité sont les 3 principaux facteurs qui concourent actuellement à mettre la démocratie haïtienne en danger déclare le docteur Joseph.

Dans ce contexte, l'assassinat du bâtonnier de l'ordre des avocats, maître Montferrier Dorval, le 28 aout dernier, apparaît au ministre comme celui d'un « combattant de la démocratie » victime du climat d'insécurité « orchestré et entretenu par des groupes d'intérêts inavouables ».

Dans la seconde partie de cette lettre ouverte adressé au corps diplomatique, Claude Joseph, détaille les pertes enregistrées par l'état haïtien dans la gestion des approvisionnements en carburant évoquant un manque à gagner de 113 milliards de gourdes au profit de compagnies qui n'ont, insiste-t-il, aucun intérêt à voir cette manne leur échapper.

D'autre part, le ministre des affaires étrangères attaque frontalement l'ambition d'une frange de l'opposition, de faire obstacle aux élections pour instaurer une transition qualifiée « d'inconstitutionnelle et anti-démocratique ». Affirmant que le Gouvernement haïtien a la volonté d'organiser un processus électoral transparent et équitable, Claude Joseph dit vouloir rester à l'écoute des pays amis d'Haïti.

« Nous pensons […] qu'un soutien de nos partenaires et amis est indispensable pour mener à bien le processus électoral au courant de l'année 2021 en vue de conserver les conditions de gouvernabilité du pays. » Peut-on lire en conclusion de cette correspondance adressée au corps diplomatique et aux institutions internationales.

AL / radio Métropole Haïti