Le Coordonnateur général du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), M. Pierre Espérance, affirme que l'assassinat du bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, M. Monferrier Dorval, est un crime d'État.

Il accuse le chef du Parquet de la capitale, M. Ducarmel Gabriel, d'avoir contribué à brouiller les pistes en annonçant son retour sur les lieux du crime. C'est inédit, c'est du jamais vu. Il n'avait qu'à se rendre sans annonce, insiste le défenseur des droits humains.

Il fait remarquer que le cambriolage de la résidence du bâtonnier a eu lieu après l'annonce publique du commissaire du gouvernement.

De plus pour justifier sa thèse de crime d'état, M. Espérance précise que la zone, qui abrite également la résidence du chef de l'état, bénéficie d'un imposant dispositif sécuritaire. On ne peut rien faire sans être sous le contrôle des forces de l'ordre, explique t-il rappelant que le bâtonnier a été exécuté dans une zone sous haute sécurité.

De l'avis de M. Espérance l'impunité dont jouit les criminels du G9 a favorisé la perpretation du forfait. Il informe que le propriétaire de Piyay Market a été tué, la veille, par des bandits du G9. Les autorités sont informées des auteurs de ces crimes, ajoute t-il.

LLM / radio Métropole Haïti