La Commission Nationale de Désarmement Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) entend intensifier les négociations en vue parvenir à un climat de paix dans les bidonvilles, repaires des chefs de gangs, notamment Bel Air.

L'un des membres de la commission, Jean Rebel Dorcenat, assure qu'il n'est pas effrayé par le G 9. Il ne considère pas le regroupement des gangs comme un revers pour les autorités étatiques.

Il explique que les chefs de gangs ont décidé de faire la paix entre eux dans le cadre de leur mouvement. M. Dorcenat soutient que l'Etat doit mobiliser des ressources financières afin de répondre aux revendications sociales des leaders dans les quartiers précaires.

Le commissaire a fait valoir que l'entente entre les gangs a permis de mettre un terme aux affrontements récurrents dans les divers axes routiers et les quartiers populaire de la région métropolitaine. Il explique notamment que les chefs de gang Ti Lapli et Crisla dans les régions de Fontamarra et Grand Ravine ne s'affrontent plus.

M. Dorcenat rejette les accusations d'inefficacité de la commission. il révèle que des efforts importants sont deployés par les commissaires ce qui a permis d'éviter le pire. Il souligne que la commission a collecté des informations indispensables pour un processus de désarment.

Toutefois il indique qu'il faudrait une période de 5 années pour obtenir des résultats probants dans la lutte contre les groupes armés.

Il a laissé entendre que la CNDDR dispose d'informations pertinentes sur les vendeurs d'armes et de munitions, les financeurs des groupes armés et les chefs de gang.

Rappelant qu'il a vécu dans un quartier populaire, Solino, M. Dorcenat se dit déterminé à oeuvrer afin de contribuer à un climat de paix et de sécurité dans le pays.

LLM / radio Métropole Haïti