Les chefs de gangs ont remplacé l'état dans le domaine de l'action sociale dans les quartiers défavorisés, il s'agit d'un champ que l'état doit réinvestir afin de mettre fin à leur règne selon Abdonel Doudou, invité mercredi au grand journal du soir de Radio Métropole.

Se référant à la manifestation organisée mercredi, dans la zone de Simon Pelé, pour réclamer la libération du chef de gang « Jouma », le directeur exécutif de Jurimedia a expliqué que la population qui bénéficie de la protection des bandits et parfois de leurs largesses, est tentée de faire corps avec eux. L'état doit donc disposer de relais officiels dans ces zones et conserver le contact avec les plus démunis.

Le laxisme de l'état favorise le trafic d'arme
Par ailleurs Adbonel Doudou juge que l'état haïtien pourrait assez facilement couper les sources d'approvisionnement des gangs, en armes et en munitions, s'il sévissait fermement contre les trafiquants. Les autorités n'envoient aucun signal clair aux secteurs qui alimentent les groupes de bandits armés, regrette-t-il.

Dans le contexte actuel, il est indispensable que la volonté politique se manifeste et que la police arrête les bandits qui font l'objet de mandats, estime Abdonel Doudou. "Une prise de conscience des autorités et des acteurs politiques de tous bords est indispensable pour que s'interrompe cette course qui mène le pays vers l'abîme." conclut le directeur exécutif de Jurimédia, une organisation indépendante de la société civile.

AL / radio Métropole Haïti