Le directeur général du ministère des Affaires Sociales et du Travail, Rudy Hériveaux a estimé ce vendredi, que les autorités américaines ont adressé un message clair à l'opposition : elles ne toléreront pas une nouvelle transition en Haïti, une forme jugée anti-démocratique par l'ancien sénateur.

Les Etats unis ont rappelé la nécessité que chacun joue sa partition pour mettre en place le CEP et ensuite participe aux élections, a-t-il affirmé ce vendredi, pendant le journal du matin de Radio Métropole.
« Aujourd'hui, le pouvoir exécutif regrette que malgré tous ses efforts pour appeler les acteurs politiques de tout bord à dialoguer, l'impasse perdure et l'indifférence s'instaure » a déploré Rudy Hériveaux.

Un éventuel changement de président des Etats unis au terme des prochaines présidentielle ne changera pas la ligne suivie par la diplomatie américaine en Haïti, juge-t-il.
« Lorsque dans un pays, les dérives politiques se succèdent sans interruption, il y a une nécessité permanente pour que ses partenaires internationaux interviennent afin de les corriger. »
La situation actuelle est largement due à l'amateurisme des parlementaires qui n'ont pas œuvré en faveur de l'organisation d'élections, déclare l'ancien sénateur de l'Ouest, qui reconnait que le chef de l'état doit veiller au fonctionnement harmonieux des institutions.
Cela ne donne pas droits aux autres acteurs de tout faire pour perturber cette harmonie et en rejeter ensuite la responsabilité sur l'exécutif, selon Rudy Hériveaux.

AL / radio Métropole Haïti