Le leader d'Ayiti en Aksyon a contredit sur tous les points, jeudi pendant le grand journal du soir de Radio Métropole, le conseiller présidentiel Guichard Doré qui avait tenté la veille de légitimer le nouveau conseil électoral.
Déclarant que seuls les conseillers sont provisoires au sein du CEP, et que l'institution, elle, est permanente, l'ancien élu de l'Artibonite a rappelé que ses membres sont soumis aux prescrits du décret électoral, lesquels prévoient leur prestation de serment.
« En ce qui concerne les questions électorales, la loi d'application de la constitution est le décret électoral en vigueur qui prévoit que les conseillers provisoires prêtent serments comme des membres permanents. » insiste Youri Latortue.
La loi électorale reste en vigueur tant qu'une autre n'est pas publiée précise-t-il.
D'autre part il s'interroge : « Comment des conseillers électoraux qui n'ont pas prêté serment se comporteront-ils face aux juges et aux avocats dans le cadre du contentieux électoral ? »

Hors d'un accord point de salut
Aucun conseil électoral provisoire ne peut être formé sans un accord politique assure l'ancien sénateur de l'Artibonite qui déplore que le président Jovenel Moïse fasse globalement montre d'une incompréhension du système.
Le chef de l'état qui était parvenu à un point de blocage politique est aujourd'hui dans la même situation d'un point de vue juridique estime Youri Latortue. Pour lui, un accord de transition va s'avérer incontournable après l'échéance du 07 février 2001.
Selon l'ancien sénateur, la faiblesse de l'opposition n'est que temporaire dans la mesure où elle est dans son bon droit. Il assure que de son côté le président Jovenel Moïse, soutenu seulement par la communauté internationale, n'est pas plus fort.
En résumé, le temps joue clairement en faveur de l'opposition, si l'on en croit le leader de l'AAA.

AL / radio Métropole Haïti