Le vice-président de l'Association des Industries d'Haïti, Clifford Apaid a plaidé ce mercredi, pour la recherche d'un juste milieu en ce qui concerne le taux de change du dollar.
Répondant aux syndicalistes du secteur de la sous-traitance, pendant le journal du matin de Radio Métropole, il a expliqué que le salaire minimum d'un montant de 500 gourdes mis en place à l'époque où la valeur du dollar était double, affecte gravement la compétitivité des entreprises haïtiennes maintenant que la devise américaine s'est dépréciée de moitié.
« Qui va venir investir en Haïti, un pays bloqué chaque deux mois, s'il n'y a aucun avantage particulier à tirer. Lorsque les voisins d'Haïti sont moins chers et plus stables, les clients de la sous-traitance n'ont aucun scrupule à se diriger vers eux, les syndicalistes doivent le comprendre. » a insisté le responsable de l'entreprise Cleveland.
Par ailleurs, l'état ne doit pas négliger aussi l'apport des transferts de la diaspora dont les bénéficiaires se trouvent aussi aujourd'hui, dans une situation difficile du fait de la baisse du dollar, ajoute-t-il.
« Pour l'instant le dollar a perdu la moitié de sa valeur, mais ce n'est pas pour cela qu'on constate une baisse des prix générale sur le marché » déplore l'entrepreneur qui plaide pour un geste de l'état en faveur du secteur des exportations.

AL / radio Métropole Haïti