Les autorités se préparent à donner le coup d'envoi de la nouvelle année judiciaire. Les préparatifs ont lieu sur fond de polémique et de dysfonctionnement.

Les assises criminelles avec ou sans assistance de jury n'ont pu être réalisées cette année en raison de la grève des greffiers. Le fonctionnement des cabinets d'instruction est fortement perturbé également par cette grève qui dure depuis 2 mois.

L'impact est énorme sur la détention préventive prolongée reconnait le doyen du tribunal de première instance de Jacmel.

L'année judiciaire a été fortement perturbée dans la plus grande des juridictions, Port-au-Prince. En plus des turbulences du peyi lok , s'est ajouté les violences des gangs de La Saline, le corona virus et la grève des magistrats et des greffiers.

La nouvelle année s'ouvrira comme s'était terminée la précédente avec la grève des greffiers et les menaces de grève des magistrats. Les associations de juges exigent des allocations substantielles dans le budget pour le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). L'objectif est de favoriser la rénovation de nombreux tribunaux dans les 18 juridictions et d'ameliorer les conditions de travail des magistrats.

En outre la Cour de Cassation a été rattrapée par la politique. Les juges devront recevoir ou rejeter la prestation des serment des conseillers électoraux. Un audience qui sera considérée comme une confirmation de la légalité de l'arrêté presidentiel nommant ces membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP) contestés par l'opposition.

LLM . radio Métropole Haïti