Le porte parole de l'Organisation du Peuple en Lutte, juge qu'un accord politique global est indispensable pour sortir le pays de la crise actuelle.
Interrogé mercredi pendant le grand journal du soir de Radio Métropole, il a insisté sur la nécessité d'un dialogue :

« Au sein de l'OPL nous n'avons jamais exclu la possibilité d'un dialogue avec le président de la république. Nous avons d'ailleurs répondu à plusieurs reprises à ses invitations. Mais il n'est pas question de discuter d'autre chose que de son départ, puisqu'il vient encore de s'illustrer comme putschiste. »

Un accord global avec ou sans Jovenel Moïse, avec ou sans le PHTK doit permettre de sortir de la gouvernance actuelle qui produit l'insécurité et la déviance des institutions. Il doit aussi comprendre une entente spécifique sur les élections, a déclaré le porte parole de l'OPL.
Mais pour l'instant il a nié l'existence de négociations avec l'opposition comme l'avait pourtant laissé entendre l'ambassadeur américain à l'ONU, Kelly Craft, en début de semaine :

« Il s'agit d'une tentative de diversion de la part de Jovenel Moïse. S'il y avait des perspectives de rencontres entre le pouvoir et l'opposition, le peuple haïtien serait le premier à le savoir. »

Dénonçant une entente entre le président de la République et les Etats unis pour faire accepter des élections impossibles au peuple haïtien, Danio Siriack a estimé que Jovenel Moïse recherchait actuellement un accord minimal, en s'associant avec certains partis « clients », pour mettre en place un nouveau gouvernement illégal, sorti d'un soi-disant consensus.
Toutefois, il note pour appuyer la position de l'OPL, qu'à part les Etats unis dont la position fait déjà l'objet de critique, la communauté internationale se montre très réservée sur la tenue d'élections en Haïti, dans le contexte actuel.

AL / radio Métropole Haïti