Certaines pompes appartenant aux membres de l'Association nationale des propriétaires de stations-service étaient encore fermées ce mardi matin. Le vice-président de cette structure, José Pablo Sylvain explique qu'il s'agit d'un mouvement de protestation contre la suppression de la « ristourne » par les compagnies pétrolière, le 1er aout dernier :

« La ristourne consistait en un prélèvement sur chaque gallon vendu, elle permettait aux propriétaires de stations d'amortir leur investissement initial dans la construction des points de vente, elle était garantie par contrat. Les compagnies n'ont pas le droit de décider de la supprimer de manière unilatérale ».

Aujourd'hui les propriétaires de la plupart des compagnies pétrolières présentes dans le pays sont des Haïtiens qui ne se sentent plus tenus de respecter des accords passés avec leurs prédécesseurs, depuis que l'état a révisé la structure des prix à la pompe, déplore le responsable.

Il fait toutefois remarquer que l'état a toujours fixé les prix du carburant auparavant, sans que cela n'occasionne de gène pour les grandes compagnies.

José Pablo Sylvain dénonce un manque de respect de leur part déplorant qu'elles aient pris leur décision unilatéralement et refusé toute concertation.

Par ailleurs le vice-président de l'ANAPROSS, minimise l'ultimatum lancé par le ministre du commerce Jonas Coffy aux propriétaires de stations services fermées.

« On ne peut forcer un entrepreneur à travailler à perte. En nous menaçant le ministre sort de son rôle qui devrait être celui d'un médiateur entre les compagnies et les propriétaires de station, non celui d'un censeur, qui menace de retirer nos autorisations de fonctionnement. »

Intervenant lundi pendant le grand journal du soir de Radio Métropole, le vice président de l'ANAPROSS a donc appelé à l'ouverture de discussions.

AL / radio Métropole Haïti