L'ancien conseiller du président Martelly, Daniel Supplice se dit convaincu que le président Jovenel Moïse va tout droit vers un échec et que tout le pays va en payer les conséquences :

« Le processus de changement de constitution est illégal, les référendum populaires sont proscrits en Haïti depuis 1946, le CEP est illégal et le corps consultatif créé pour élaborer la nouvelle loi mère n'est prévu par aucun texte. Le chef de l'état fonce tout droit vers un mur en béton et il est clair qu'en cas de catastrophe, nous en pâtirons tous. »
S'il reconnait que la constitution de 1987 ne correspond pas à la conception que se font beaucoup d'Haïtiens d'une loi mère, Daniel Supplice considère que si le chef de l'état ne dispose pas d'un solide consensus pour justifier ses actes, il doit stopper net.
« Aujourd'hui Jovenel Moïse se trouve dans une position de force, mais rien n'indique qu'il le sera encore dans deux mois. Les autorités américaines actuellement en place le soutiennent, mais qu'en sera-t-il si le président Trump n'est pas réélu ? » s'interroge le sociologue.
Si le chef de l'état estime disposer d'une marge de manœuvre suffisante à l'heure actuelle, ses alliés pourraient bien lui faire défaut dans un avenir proche et toute son action tournera alors à la catastrophe, s'alarme Daniel Supplice, qui intervenait ce mardi pendant le journal du matin.

AL / radio Métropole Haïti