Le président de Digicel Haïti, M. Marten Boute, affirme que la nouvelle réglementation interdisant les cartes SIM preactivées ne permettra pas d'éliminer l'utilisation des téléphones par les gangs. Il soutient que les criminels ont souvent recours aux téléphones des victimes pour exiger des rançon.

Pour M. Boute il faudrait réaliser des améliorations dans plusieurs secteurs afin de garantir un climat sécuritaire. Il donne l'assurance que les opérateurs continueront à fournir des informations sur la localisation des téléphones dans le cadre des enquêtes policières et judiciaires.

De plus il indique que la mise en place de ce nouveau système nécessitera des dépenses de l'ordre de plusieurs millions de dollars et s'echelonnera sur plusieurs mois. Il faudra environ 6 mois pour que les vendeurs soient dotés du matériel nécessaire qui permettra de vérifier l'identité du client.

À ce sujet M. Boute attire l'attention sur la nécessité pour que les opérateurs aient accès à la base de données de l'ONI pour vérifier les numéros de cartes.

Les discussions se poursuivent entre les opérateurs et le Conatel sur la nécessité de respecter les droits de communiquer de plus d'un million de clients de la Digicel. La compagnie n'envisage pas de déconnecter les SIM non identifiés de son réseau mais entend encourager une bonne campagne de sensibilisation des clients.

De l'avis de M. Boute les autorités doivent intensifier les efforts pour doter tous les citoyens d'une carte d'identification valide.

LLM / radio Métropole Haïti