Le régime politique haïtien est sans nom, affirme le secrétaire général du conseil des ministres, M. Rénald Lubérice. Il ne s'agit ni d'un régime parlementaire ni d'un régime présidentiel, martèle docteur Lubérice.

Il critique l'absence de mécanisme dans la constitution de 1987 amendée fixant les responsabilités des parlementaires dans la formation d'un gouvernement. Le parlement est un espace de marchandage, déplore M. Luberice.

Il s'indigne que les parlementaires puissent participer à la formation du gouvernement en nommant des ministres et peuvent quelques mois plus tard renvoyer ce gouvernement sans subir les conséquences. Il fait remarquer que dans les régimes parlementaires à travers le monde des élections anticipées sont réalisées si le gouvernement est renvoyé.

M. Luberice plaide pour une nouvelle constitution qui permettra de définir clairement les prérogatives de chaque pouvoir. En Haïti le pouvoir n'arrête pas le pouvoir, regrette t-il.

LLM / radio Métropole Haïti