Le secrétaire général du conseil des ministres, Rénald Lubérice estime que le président Jovenel Moïse n'agit pas actuellement en dehors la constitution, puisque la loi mère ne prévoit de processus pour en adopter une nouvelle. Il plaide en faveur d'un référendum populaire qui permettrait à chacun de s'exprimer sur une nouvelle constitution :
« En 1987 on a permis au peuple de se prononcer sur la constitution par référendum, puis on lui a interdit à jamais de le faire de nouveau, c'est une aliénation de ses droits. On ne peut empêcher les citoyens d'avoir une influence directe sur le choix d'une nouvelle constitution. »
Jovenel Moise n'a aucun intérêt dans ce changement a insisté le secrétaire général qui a rang de ministre. Il n'est pas un politicien qui veut rester au pouvoir et essaie juste de changer les choses dans un contexte difficile, en aucun cas il ne doit profiter d'une nouvelle constitution, a-t-il martelé.
La constitution de 1987 a bloqué l'évolution du pays. Elle a entrainé 20 ans de crise et empêché Haïti de prendre son envol contrairement à certains de ses voisins, selon le constat de Rénald Lubérice.
D'autre part le responsable se montre hostile au maintien d'un régime parlementaire bicaméral. Comparant le degré de représentation de la population d'un état américain et d'un département haïtien, Rénald Lubérice juge le cas d'Haïti disproportionné :

« Le maintien dans un petit état unitaire tel qu'Haïti, de deux chambres, où un département comme celui des Nippes a plus de représentant que l'état de Californie tout entier est trop coûteux et inutile. »
Il réclame donc la suppression du Sénat, dans le cas où une nouvelle constitution serait adoptée.
Rénald Lubérice était invité à la rubrique le Point de Radio –Télé Métropole ce jeudi, pour présenter son nouvel ouvrage intitulé : " Rendre le pouvoir aux Haïtiens : pour un meilleur destin".

AL / radio Métropole Haïti