Traditionnellement la politique étrangère américaine varie peu d'un président à l'autre, surtout d'un point de vue économique, a expliqué l'économiste Kesner Pharel qui intervenait ce vendredi, pendant le journal du matin de Radio Métropole :

« Avec Biden a la Maison Blanche, le discours changera de manière radicale, mais les orientations resteront les mêmes »
Par ailleurs l'économiste rappelle que le pouvoir du congrès américain est si important qu'il freine les initiatives du président des Etats unis.
En outre la politique haïtienne parait plus basée sur des actions d'éclat et des déclarations, que comme une vraie stratégie visant à obtenir des retombées durables pour l'économie nationale, juge-t-il.
Kesner Pharel prend comme exemple la préférence affichée par les dirigeants haïtiens pour Taïwan face à la Chine continentale.
Ce qui témoigne selon lui, de leur manque de réflexion stratégique sur la situation d'Haïti dans le monde.
Avec une gouvernance qui demeure faible, une pression fiscale en dessous de 10%, Haïti reste peu attractive pour les investissements, estime l'économiste.
La logique serait de se tourner vers le plus offrant et de faire monter les enchères au niveau de Taïwan et des Etats unis, conclut Kesner Pharel.

AL / radio Métropole Haïti