Le porte parole du secteur démocratique et populaire, maître André Michel, affirme que le décret présidentiel du 06 novembre, retirant à la cour des comptes sa capacité de contrôle en amont des contrats passés par l'état, est une catastrophe. :
« Les attributions de contrôle de la cour des comptes sont constitutionnelles. On ne peut les lui retirer sans l'anéantir. L'exécutif n'a pas ce droit. »
La constitution prévoit que la cour est consultée avant et après la passation des contrats. S'il avait été effectué rigoureusement, ce contrôle aurait évité la gabegie des Fonds Petrocaribe assure l'opposant.
Intervenant lundi soir, au grand journal de Radio Métropole, il a appelé la population haïtienne à s'élever contre ce décret présidentiel qu'il a jugé par ailleurs inapplicable. En outre André Michel a lancé une mise en garde à ceux qui signeraient un contrat avec l'état sous l'égide de ce décret :
« Désormais toute personne signant un contrat avec l'état doit s'attendre à être poursuivie pour association de malfaiteur » a menacé le responsable politique, qui est coutumier du fait.

AL / radio Métropole Haïti