L'un des principaux leaders de l'opposition, M. Moïse Jean Charles, met en garde contre un soulèvement populaire si la cherté de la vie perdure. Il prévient que la mobilisation populaire sera plus virulente que lors de la chute de Jean Claude Duvalier le 7 fevrier 1986.

M. Jean Charles soutient que les entrepreneurs et les responsables de banques commerciales, selon lui responsables de la nouvelle hausse du taux de change de la gourde, risquent le même sort que le président Jovenel Moïse. Le leader de Pitit Dessalines exige la démission du chef de l'état.

Revenu d'un séjour au Venezuela, le chef de file de Pitit Dessalines, a fait valoir que l'ultimatum exigeant une baisse des prix des produits dans le secteur commercial a pris fin. Il accuse les banques commerciales d'être impliquées dans des spéculations qui provoquent une hausse du taux de change de la gourde par rapport au dollar. cette situation contribue à une participation des membres de la classe moyenne.

Le taux de référence de la BRH pour ce mardi 9 décembre est de 70 gourdes.

M. Jean Charles accuse également les importateurs d'avoir conservé les prix élevés en dépit de la forte baisse du taux de change. Il dénonce une complicité entre le secteur de la finance et des leaders de l'opposition pour l'empêcher de défendre les intérêts de la population.

LLM / radio Métropole Haïti