Le gouvernement veut réviser le décret sur l'Agence Nationale d'Intelligence (ANI). Nous avons entendus les points soulevés par des responsables d'organisation de la société civile, a dit M. Guychar Doré, conseiller du chef de l'état. Il indique qu'une mission a été confiée au Protecteur du Citoyen afin de tenir compte des recommandations des organisations de défense des droits humains.

Les experts de l'OPC devront identifier les points qui doivent être ameliorés. M. Doré soutient quil faudra aménager un espace au Parlement pour auditionner les responsables de l'ANI. Il signale que des informations secrètes ne devront pas être divulguées. Il en est de même pour la comparution par devant les tribunaux.

Selon le conseiller du chef de l'état le gouvernement veut avoir un meilleur équilibre entre liberté et sécurité. C'est la première fois depuis 35 ans qu'il y a un débat sur la sécurité Nationale, fait remarquer M. Doré. L'ANI concerne la sécurité Nationale telle la sécurité du territoire et les intérêts fondamentaux de l'état.

Il note qu'aucun homme d'état n'a nié impérieuse nécessité d'un service de renseignement.

Plusieurs organisations de défense des droits humains dont FJKL ont dénoncé le décret comme non-conforme aux lois et à la constitution. M. Samuel Madistin insiste sur la nécessité d'identifier les menaces avant que des experts puissent élaborer un document qui sera soumis aux organisations de défense des droits humains.

LLM / radio Métropole Haïti