Le Conseil Electoral écrit au Président René Préval pour qu'il adopte des mesures afin de sécuriser la population avant que la peur ne s'installe dans les foyers.
Le CEP veut, par ce geste, montrer qu'il n'est pas insensible aux derniers actes de violences enregistrés au cours de cette période électorale.

L'équipe de Léon Manus n'a pas caché ses appréhensions face aux assassinats de chefs de campagne, à la disparition de candidats, à l'incendie des locaux de partis politiques et aussi à l'intimidation des partisans de candidats ou de partis.

Le vice-Président du CEP lance un appel en faveur de la responsabilité de tous les secteurs en Haïti, tout en annonçant des démarches en vue de rétablir l'ordre.

selon Debussy Damier, la tâche revient à la Police et aux dirigeants d'établir un climat d'ordre, de paix, et de sécurité dans le pays, afin que tout le monde puisse voter le jour des élections. A moins d'un mois de la date des élections, les spots de campagne sont diffusés très rarement sur les ondes ; une grande première dans les annales des élections en Haïti depuis 1986.

Les rassemblements politiques ou meeting populaires, se font aussi rares, selon le numéro 2 du CEP, Debussy Damier. L'absence sur le terrain des candidats, peut s'expliquer à cause des intimidations, le manque d'argent, le report successif de la date du scrutin et le climat d'insécurité qui prévaut dans le pays depuis quelques temps.

En tout cas, le CEP n'entend pas démordre, le cap est maintenu. La formation des Bureaux de votes est déjà faite, le travail d'évaluation exigé par l'Exécutif seront vérifiés, rassure le Vice-Président du CEP.

Debussy Damier annonce de plus, la tenue, jeudi prochain, d'une rencontre entre la communauté internationale, les partis politiques et les candidats. Il s'agira de faire part de l'état d'avancement du processus électoral.